jeudi 12 avril 2012

Internet et éducation ne font pas bon ménage ?


Ce matin,  je suis tombée sur cet article et j’ai trouvé le contenu franchement intéressant !

Un enseignant d’un lycée français a mené une petite enquête  auprès de ses élèves.  Il était curieux de connaître la proportion de ses élèves qui copiaient en utilisant  les moteurs de recherche comme Wikipédia et  Google.  Il a  donc décidé de créer une fausse page internet et de piger ses étudiants. Le résultat est tout de même inquiétant 51 travaux sur 65 comportaient ( à des degrés différents) des portions de son site. On mentionne également qu’en Amérique du Nord, le phénomène est tout aussi d’actualité, 54 % des étudiants le font régulièrement et 74 % ont mentionné l’avoir fait au moins une fois au cours de leurs études supérieures (soit le collège ou l’université.) Celui-ci conclut donc qu’Internet et éducation ne font pas bon ménage!   

En lisant cet article je me suis posée les deux  questions suivantes : Y a –t-il plus de plagiat depuis que l’information est plus accessible sur internet.  Les professeurs  sont-ils  de plus en plus en mesure de  retracer les ‘coupables’. Est-ce parce que les étudiants  d’aujourd’hui ont un moins grand sens de l’éthique ou est-ce parce que les enseignants et bibliothécaires n’ont pas assez insisté sur les droits d’auteur et le plagiat.

On sait que les enfants  utilisent de plus en plus tôt l’ordinateur. Il serait donc important que les cours de TIC se donnent le plus possible à la maternelle pour ainsi être en mesure de leur apprendre ce que veut dire être un ‘cyber citoyen’ ! M. Asselin relève également les avantages de l’usage de moteurs de recherche : ‘Les étudiants peuvent au contraire apprendre plus que la matière enseignée, mais aussi le bon comportement à adopter par rapport à ce qui est accessible, gratuitement, sur internet.’

référence : 
Alain McKenna .04 avril 2012.  Google et Wikipédia, ennemis de l'éducation? http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201204/04/01-4512347-google-et-wikipedia-ennemis-de-leducation.php

mercredi 11 avril 2012

cyberintimidation

La semaine dernière, je suis allée dans une école faire de la suppléance et j'ai eu la chance d'assister à une mini-conférence sur la cyberintimidation auprès des jeunes. 


Il est vrai que cette thématique ne traite pas tout à fait de l'intégration des technologies de l'information et de la communication en classe mais elle traite tout de même de l’utilisation que nous en faisons, tant en classe qu’à la maison ! Et surtout, comment informer les jeunes sur ce sujet de plus en plus omniprésent dans le milieu scolaire. C’est pourquoi je trouvais important de parler de ce sujet dans mon billet de cette semaine et ainsi, pouvoir partager avec vous quelques découvertes que j’ai pu faire ! 


Tout d'abord, je pense qu’il est important de définir ce qu’est la cyberintimidation avant d’entrer dans le vif du sujet ! Le service de police de la ville de Montréal la définit ainsi : C'est le fait de harceler une personne ou de tenir à son endroit des propos menaçants, haineux, injurieux ou dégradants, qu'ils soient illustrés ou écrits. Elle concerne également le fait de harceler une personne. 


En ce qui a trait aux moyens de cyberintimider, il y en a plusieurs, par exemple : les courriels, les réseaux sociaux, les sites web, les salons de clavardage, les messages instantanés, etc. Le fait qu'il y ait de plus en plus de voix à l'intimidation démontre à quel point nous devons être à l'affut. Les élèves ne se font donc plus seulement harceler à l'école mais cela les suit également jusqu'à la maison. De plus en plus de jeunes ont des cellulaires et il est rare que les parents y aient accès, leurs enfants les portant toujours sur eux. Alors que l’ordinateur peut être placé dans une pièce familiale à la vue de tous. Il est donc primordial lors d’une rencontre parents-enseignants d’aborder ce sujet. 


La cyberintimidation n'arrive pas seulement qu'au voisin. Les chiffres sont éloquents ! Voilà pourquoi je considère qu'en tant qu'enseignante, nous devrions inclure un moment durant une période d'informatique pour discuter de cette problématique avec nos élèves et leur proposer des pistes pour réagir adéquatement. 

Voici quelques statistiques très parlantes… 

· 25 % des jeunes internautes disent avoir reçu par courriel des documents haineux sur d'autres personnes. 

· 34 % des élèves de 9 à 17 ans affirment avoir été victimes d'intimidation ou de harcèlement sexuel au courant de l'année scolaire. 

· De ce nombre, 27 % ont été victimes d'intimidation par Internet. 

· Il est à noter que parmi ceux qui font état de harcèlement sexuel, la situation est inversée : 47 % indiquent être victimes de harcèlement sexuel à l'école, et 70 % sur Internet. 



Pour finir, sur un site internet que j’ai consulté, il conseillait quatre actions en tant qu’enseignante à transmettre à nos élèves si ceux-ci étaient victimes de cyberintimidation. La première étape : STOPPE qui consiste à mettre fin aux activités en ligne où a lieu l’intimidation. Par la suite, BLOQUE les messages de la personne qui t’en envoie. Aussi, SAUVEGARDE les messages de harcèlement pour que les fournisseurs puissent en déterminer la source en passant par l’adresse IP de l’ordinateur émetteur. Enfin, DÉNONCE, parler à un adulte de confiance ou même dénoncer l’intimidateur à la police. 


Voici un site web qui suggère des mesures d'action par tranche de 2 à 3 ans. Vous serez peut-être surpris de voir que les mesures de préventions commencent à l'âge de deux ans ! il n'est donc jamais trop tôt pour commencer ! 

http://www.webaverti.ca/french/ages_2_4.html 



Un petit vidéo de moins d'une minute ! C'est une publicité faite par Tel-Jeunes, je la trouvais très explicite ! 


Bon visionnement !



Références : 

mardi 10 avril 2012

Bilan des apprentissages


C’est déjà la mi- session, alors pourquoi ne pas faire un petit bilan des apprentissages que nous avons faits jusqu’à présent. Lors de notre premier cours, le petit sondage évaluant nos compétences technologiques m’a fait réaliser rapidement que mes connaissances n’étaient déjà plus à jour, contrairement à ce que je croyais.

Dans ce cours, les apprentissages sont continuels!  Alors qu’une bonne partie de nos apprentissages proviennent du cours lui-même, l’autre non négligeable s’acquiert à travers les trouvailles de nos collègues.  Les ateliers sur l’utilisation du blogue nous a d’ailleurs permis de multiplier les échanges avec nos collègues et de débattre semaine sur l’utilité des tableaux blancs interactifs en classe,  sur les avantages et inconvénients du Ipad  et  de la pertinence de Facebook pour les élèves.

Un autre élément qui fut très enrichissant pendant la première moitié de la session a été la création d’un site Web. Sa réalisation m’a fait vivre beaucoup de questionnements, d’émotion et de frustrations. La configuration d’un site internet est beaucoup plus laborieuse que je ne l’aurais cru d’autant plus que ce un site fictif de classe devait  être également accessible aux parents, et possiblement aux professionnels qui travaillent avec l’enseignant ou avec un élève en particulier. Celui-ci devait donc être facile d’utilisation et créatif ! Plusieurs activités tant éducatives que ludiques peuvent être incluses pour motiver et stimuler les élèves à apprendre.  Le logiciel Hot potatotes en est un excellent exemple. Celui-ci permet aux élèves de réaliser différentes activités comme des mots croisés ou des textes troués tant à l’école qu’à la maison.

Les 7 indicateurs de la valeur ajoutée m’a également beaucoup intéressée. Cela m’a permis d’évaluer un site internet, un logiciel ou même un scénario pédagogique. On veut qu’une activité apporte quelque chose de plus à l’élève. On évalue donc l’accès aux personnes et aux ressources, l’individualisation de l’enseignement-apprentissage, le feedback enrichi, etc. Enfin, en disposant d’un moyen simple et efficace d’évaluer (échelle graduée de 0 à 5)un site, il est plus facile d’en juger sa valeur pour nos élèves.

Finalement, j’ai beaucoup apprécié les travaux pratiques hebdomadaires.  Cela m’obligeait à revoir la matière rapidement. Comme bien des étudiants, j’attends souvent à la dernière minute pour finaliser mes travaux. Cette façon de faire m’a permis de ne pas prendre de retard,  de bien intégrer la matière et d’appliquer de manière concrète l’application des TIC dans ma vie et dans ma future classe !
La suite reste à voir … 

dimanche 8 avril 2012

Dominique interactif !


J’ai fait la découverte grâce à un reportage sur les enfants ayant des troubles du comportement de ce logiciel.

Celui-ci a pour but de dépister le plus rapidement possible des problèmes de santé mentale chez les jeunes selon la symptomatologie du DSM-IV. Madame Desbiens mentionne qu’on l’utilise pour dépister l’anxiété, la dépression, le TDAH et les troubles de comportements, angoisse de la séparation, phobies spécifiques… ‘ la combinaison d’images, de sons et de textes avec l'interaction enfant-ordinateur est à la fois une situation de jeu et un test standardisé.’

Ce logiciel permet donc à l’enfant d’exprimer son point de vue sans se soucier d’un évaluateur qui serait face à lui. Il s’agit d’une bande dessinée interactive (Dominique) lors de chaque question, l’enfant doit dire s’il réagirait de la même manière que Dominique face à une situation donnée (certaines psychopathologies du DSM –IV) .Celui-ci n’a qu’à cliquer sur oui ou sur non lorsqu’une nouvelle question apparait. Le test est assez court, d’une durée 15 minutes, afin d’aider les enfants à rester concentrés jusqu’à la fin (durée  15 minutes).  Ainsi, les élèves souffrant d’un TDAH sont aptes à le compléter. L’utilisation d’une bande sonore et de nombreuses images permettent aux enfants éprouvant un retard scolaire de ne pas être pénalisés uniquement sur le vocabulaire.  Un autre point intéressant à ce logiciel est qu’il est disponible en deux versions : une pour les enfants de 6 à 12 ans et une deuxième pour les adolescents de 12 à 16 ans.
Toutefois, ce logiciel n’est pas gratuit. On peut acheter le cédérom au coût de 50 $ ou alors acheter une passation pour seulement 6 $.
Ce logiciel a été créé au Québec dans les années 1980. Au départ, il était sous forme de bandes dessinées, ce n’est que plus tard qu’il fut converti en logiciel informatique, beaucoup plus attrayant pour les enfants. Il a été traduit dans 11 langues, utilisé par près de 68 commissions scolaires, 17 centres jeunesses au Québec et par plusieurs pays comme les États-Unis, l'Europe, l’Australie et le reste du Canada dans des centres de santé mentales. 

Pour plus d'informations : http://www.dominic-interactive.com/ 

Desbiens, N., Lanaris, C. & Massé, L. (2006). Les troubles du comportement à l’école : prévention, évaluation et intervention. Montréal, Québec : Gaëtan Morin éditeur.