mardi 28 février 2012

Livre papier ou numérique ?

Cette semaine, je cherchais un article à vous faire partager sur l’application des TIC en classe. J’en ai trouvé un sur l’utilisation des livres numériques et de leur impact sur l’apprentissage des jeunes, tant en classe qu’à la maison. Il est certain que l’ère numérique change le rapport que les élèves entretiennent avec les livres. Mais cela est-il un aspect uniquement négatif ? Je n’en suis pas certaine. La lecture sur tablette apporte son lot d’avantages. Tout d’abord, l’aspect le plus important est sans doute l’aspect ludique qu’il apporte aux enfants. En plus d’apporter un support audio, vidéo, des animations, sans oublier qu’il y a de plus en plus de liens qui permettent aux élèves d’aller chercher des renseignements complémentaires ou même de ré- pondre au questionnaire attaché au texte pour en améliorer sa compréhension. 

Le plus important est de ne pas oublier que l’enfant a besoin d’un soutien et que l’on garde l’enfant actif dans sa lecture. Il peut être très facile pour celui-ci de se laisser déconcentrer par une application autre si son attention ou son intérêt n’est pas investie totalement dans la lecture en cours. 

Il est important en tant que professionnel de se tenir au courant des dernières découvertes tant sur papier que sur le numérique et d’être à l’aise avec les deux aller afin de puiser le meilleur de ces deux ressources. Ainsi, nous pourrons répondre plus adéquatement aux différences de notre clientèle. 

La lecture est souvent un processus ardu chez les élèves en adaptation scolaire. Madame Van Grunderbeeck mentionne que :’ les mauvais lecteurs ne savent probablement pas comment discriminer ce qui est un indice pertinent et ce qui est un détail sans importance. De plus, ils mettent tellement d’énergie à tenter de reconnaitre plusieurs mots d’un texte qu’ils perdent le fil conducteur.’ 

Je ne pense pas que le livre numérique ait réponse à tout, mais c’est un pas vers la bonne direction !


Références : 

Sophie Gall. 2012. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/famille/201201/28/01-4490430-le-livre-chez-les-enfants-papier-ou-numerique.php utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B52_famille_452601_section_POS1

Sophie Gall.  2012.  http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/famille/201201/28/01-4490429-la-lecture-en-partage.php utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4490430_article_POS1 

Van Grunderbeeck, Nicole. (1994). Les difficultés en lecture, diagnostic et pistes d’intervention. Montréal : Gaëtan Morin Éditeur.

lundi 20 février 2012

Quand la classe n’a plus de frontières…


Dès le moment où j’ai réalisé que ce vidéo durait 20 minutes, je me suis dit (bien honnêtement !)  :      
‘ Bon, tant pis, je ferai mon billet de cette semaine sur un autre sujet’.
Heureusement pour moi, je ne suis pas très rapide sur un ordinateur. Il m’a fallu un peu de temps avant d’être en mesure de fermer la fenêtre. J’ai eu suffisamment de temps pour réaliser la valeur de cette vidéo. Bien franchement, il ne m’en a pas fallu plus pour me dire WOW ! Je veux faire ça dans ma classe.

Cette idée de faire du tutorat par internet est venu à l’esprit de Salman Khan, puisque ses petits cousins avaient besoin d’aide dans leur cheminement scolaire. Il a donc mis en place de petites capsules sur Youtube afin que ceux-ci soient en mesure d’avoir de l’aide à distance.  Une révélation choc : ses cousins préféraient le voir sur You tube qu’en vrai ! Ils voulaient un enseignant virtuel ! Ils leur étaient possibles d’avancer ou de reculer les vidéos quand bon leur semble, sans avoir honte ou même peur du jugement des autres si nous posons une question.  La motivation est un élément très important en adaptation scolaire. La plupart des élèves n’en ont pas ou presque plus.  Madame Goupil mentionne sur le sujet :’ Les élèves qui ont vécu des échecs scolaires sont moins motivés par les tâches scolaires. Les études indiquent que les élèves ayant des comportements d’évitement, une moins bonne estime d’eux-mêmes et des idées négatives sur leurs capacités.’ Cette façon d’enseigner pourrait  améliorer la motivation de nombreux de ces élèves. Toutefois, il y a un bémol : pour être en mesure de passer d’une notion à une autre il faut avoir réussi 10 bonnes questions d’affilée. En soit, cela n’a rien de négatif. Il est vrai que l’on doit absolument avoir compris les bases d’un concept pour accéder au suivant. Mais que faisons-nous des élèves qui réussissent toujours à n’avoir que 9 bonnes réponses de suite ? Sont-ils moins compétents que l’élève qui en a réussi 10 ? J’estime qu’il est important de prendre en considération cet aspect lorsque l’on enseigne à des élèves ayant une faible estime de leur potentiel scolaire ou à des  élèves ayant une difficulté.

Toutefois, un autre point  a retenu mon attention. L’apprentissage inversé. Les enfants peuvent désormais voir les notions à la maison et faire les exercices en classe et ainsi demander de l’aide à leur enseignant si cela est nécessaire. Chose qui n’est pas possible si les enfants sont laissés à eux-mêmes lors de la période de devoirs à la maison. Ce n’est pas tous les parents qui sont outillés pour aider leurs enfants.  On humanise l’apprentissage avec l’informatique ! Aussi paradoxale que cette phrase puisse paraître! Les élèves plus forts peuvent aider ceux qui sont plus faibles et l’enseignante peut aider chaque élève à aller à son rythme.
Enfin, une des forces de ce site est qu’elle permet aux enseignants de connaitre le temps qu’un élève a pris pour effectuer un module, quel exercice a-t-il revisionné, les blocages, etc. Il est très important d’avoir des données sur les styles d’apprentissage des élèves. Madame Durand mentionne à ce sujet : ‘ La collecte d’information se déroule tout au long des apprentissages, durant les activités régulières de la classe. L’enseignant veille à consigner des traces relatives au développement des compétences.
Ce site fut une très belle découverte, j’espère que vous l’apprécierez également !


Un petit 20 minutes bien investi ! 

Références :
DURANT,M-J et CHOUINARD,R. L’évaluation des apprentissages, de la planification de la démarche à la communication des résultats.  p.116.
Goupil, G. (2007). Les élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, Montréal : Gaëtan Morin Éditeur

jeudi 16 février 2012

Zac Browser



Cette semaine, je voudrais vous faire part de la découverte que j’ai faite comme suppléante. 

J’étais dans une classe TED et voici avec quoi l’enseignante travaillait. 

Le navigateur se nomme Zac Browser (ZONE FOR AUTISTIC CHILDREN) et il est conçu spécialement pour les enfants qui sont atteints d’autisme. Bien entendu, il y a plusieurs catégories d’autisme. Selon madame Goupil, il y a le trouble envahissant du développement, le syndrome d’Asperger, le trouble désintégratif de l’enfance, le syndrome de Rett, les troubles envahissants du développement non spécifiques, etc. Ce site internet a été bâti pour répondre aux besoins spécifiques de ces enfants. Ce site permet aux enfants de naviguer avec un nombre réduit d’interfaces, en plus de diminuer de façon considérable le nombre de stimuli environnants. Ainsi, les élèves peuvent se concentrer sur un seul aspect à la fois et ne pas perdre de vue leur tâche principale. De plus, l’interface étant limitée, elle réduit le contrôle de l’enfant sur l’ordinateur. Ce logiciel permet aux enfants de jouer, de faire des activités, des vidéos (qui incitent les enfants au langage), etc. Toutes les activités choisies sur ce site l’ont été afin que les élèves soient attirés par les technologies. 

Ce site internet a été conçu par un homme du nom de John LeSieur qui avait un petit fils atteint d’autisme sévère. Il remarquait à quel point cela devenait frustrant pour celui-ci de naviguer sur internet, car il n’y avait pas suffisamment d’organisation sur l’ordinateur. 

Nous savons toutes à quel point les TIC peuvent être bénéfiques à l’apprentissage en classe, et qu’en adaptation scolaire il peut être plus que difficile de trouver du matériel conçu pour cette clientèle spécifique. 

Ce site permet donc à l’enfant de s’amuser et d’apprendre avec les technologies sans vivre de frustration associée à sa personnalité. 

Ce logiciel est totalement gratuit ! Alors, essayez-le, vous l’adopterez ! 




(Le vidéo est en anglais, mais très intéressant ! ) 

Références : 

Goupil, G. (2007). Les élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, Montréal : Gaëtan Morin Éditeur 
(S.A.). Zone pour les enfants atteints d’autisme. Récupéré de : http://www.zacbrowser.com/fr/ le 12 février 2012.

dimanche 12 février 2012

TIC et perspective d'avenir !

Dans nos cours universitaires, on nous encourage à intégrer les TIC dans nos classes, car ceux-ci augmentent la motivation des élèves, rejoignent leurs intérêts, les aident à apprendre différemment, les incitent à se dépasser, et même leur fournit un outil utile pour leur dyspraxie ou leur dysorthographie. La liste est encore très longue.
Mais, nous a-t-on souligné que les TIC pourraient les mener à un métier en informatique ? Qu’il y a du long terme à l’exploitation de ceux-ci ? Je trouve que c’est un aspect très important à mentionner à nos élèves ! Voir toujours un peu plus loin que l’application en classe. Surtout avec nos élèves en adaptation scolaire, on a besoin de concret !
Madame Collard écrit sur ce : ‘ savez –vous qui se cache dernière un compte Twitter de Radio-Canada(…)? Qui sont ces gens qui envoient des liens, des photos, qui répondent à vos questions et à vos commentaires sur Facebook(…) On les appelle des gestionnaires de communauté, un des nouveaux métiers qui ont fait leur apparition avec l’explosion du numérique au cours des dernières années.’  
Il n’y a pour l’instant pas vraiment de formation qui est donnée pour ces élèves qui veulent en connaitre davantage sur l’environnement numérique. Jusqu’à présent l’INIS  se dote d’une formation de près de 47 heures et l’UQAM de trois différentes maitrises dès septembre ( par exemple : une maitrise en médias socionumériques). Le but de ce programme est de pousser la réflexion un peu plus loin et de réfléchir sur les enjeux qu’engendre l’apparition de ces nouvelles technologies.
En tant qu’enseignant, je pense qu’il est de notre devoir d’être capable de diriger nos élèves dans la branche qui les intéresse et si nous sommes bien informés cela facilitera notre tâche et la leur ! La compétence 8 du programme du MELS nous l’indique clairement : ‘Intégrer les technologies de l'information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseignement et de développement professionnel’. Les élèves doivent donc oui utiliser les TIC en vue d’un apprentissage, mais également de développer une pensée articulée et cela se fait si l’enseignante le fait  elle-même.
 Pensez-y bien lorsque vous enseignerez les TIC, vos élèves pourraient aller loin grâce à vos interventions ! 



MELS.(2001). La formation à l'enseignement. http://www.mels.gouv.qc.ca/dftps/interieur/pdf/formation_ens.pdf




lundi 6 février 2012

Les TIC, écologiques ?


Je suis tombée sur cet article il y a quelques jours et je me suis dit que c’était tout à fait en lien avec la discussion que nous avons eue au dernier cours. Pour vous rafraîchir la mémoire, Monsieur Stockless mentionnait que les TIC constituaient eux aussi une source de pollution et qu’il ne fallait pas nécessairement se croire écolo en se dotant d’un Ipad ou d’un TBI en classe.
Nous nous en doutions déjà un peu, un réseau informatique est polluant. Mais saviez-vous que les TIC contribuent à eux seuls à près de 3 % des gaz à effet de serre au niveau mondial ? Cela est dû principalement aux centrales qui doivent alimenter les grands réseaux. Et ça, ça demande beaucoup d’énergie ! Monsieur Despins mentionne : ‘ Quand ses sources d’énergie sont des carburants fossiles, il y a des émissions de carbones’. Résultats = pollution.
Toutefois, une initiative a été mise de l’avant par Prompt Québec une entreprise qui en réunit  six autres en technologies de l’information et de la communication. Celle-ci désire créer un réseau informatique de l’avenir en attirant de grandes compagnies mondiales à utiliser de l’énergie renouvelable comme l’hydro-électricité au Québec. La consommation de carbone en serait donc instantanément réduite. Les résultats sont attendus d’ici trois ans !
Alors pensez-y bien avant de dire que  les nouveaux appareils technologiques de votre classe vont sauver la planète ! 

Pour voir l'article en entier : La presse