lundi 20 février 2012

Quand la classe n’a plus de frontières…


Dès le moment où j’ai réalisé que ce vidéo durait 20 minutes, je me suis dit (bien honnêtement !)  :      
‘ Bon, tant pis, je ferai mon billet de cette semaine sur un autre sujet’.
Heureusement pour moi, je ne suis pas très rapide sur un ordinateur. Il m’a fallu un peu de temps avant d’être en mesure de fermer la fenêtre. J’ai eu suffisamment de temps pour réaliser la valeur de cette vidéo. Bien franchement, il ne m’en a pas fallu plus pour me dire WOW ! Je veux faire ça dans ma classe.

Cette idée de faire du tutorat par internet est venu à l’esprit de Salman Khan, puisque ses petits cousins avaient besoin d’aide dans leur cheminement scolaire. Il a donc mis en place de petites capsules sur Youtube afin que ceux-ci soient en mesure d’avoir de l’aide à distance.  Une révélation choc : ses cousins préféraient le voir sur You tube qu’en vrai ! Ils voulaient un enseignant virtuel ! Ils leur étaient possibles d’avancer ou de reculer les vidéos quand bon leur semble, sans avoir honte ou même peur du jugement des autres si nous posons une question.  La motivation est un élément très important en adaptation scolaire. La plupart des élèves n’en ont pas ou presque plus.  Madame Goupil mentionne sur le sujet :’ Les élèves qui ont vécu des échecs scolaires sont moins motivés par les tâches scolaires. Les études indiquent que les élèves ayant des comportements d’évitement, une moins bonne estime d’eux-mêmes et des idées négatives sur leurs capacités.’ Cette façon d’enseigner pourrait  améliorer la motivation de nombreux de ces élèves. Toutefois, il y a un bémol : pour être en mesure de passer d’une notion à une autre il faut avoir réussi 10 bonnes questions d’affilée. En soit, cela n’a rien de négatif. Il est vrai que l’on doit absolument avoir compris les bases d’un concept pour accéder au suivant. Mais que faisons-nous des élèves qui réussissent toujours à n’avoir que 9 bonnes réponses de suite ? Sont-ils moins compétents que l’élève qui en a réussi 10 ? J’estime qu’il est important de prendre en considération cet aspect lorsque l’on enseigne à des élèves ayant une faible estime de leur potentiel scolaire ou à des  élèves ayant une difficulté.

Toutefois, un autre point  a retenu mon attention. L’apprentissage inversé. Les enfants peuvent désormais voir les notions à la maison et faire les exercices en classe et ainsi demander de l’aide à leur enseignant si cela est nécessaire. Chose qui n’est pas possible si les enfants sont laissés à eux-mêmes lors de la période de devoirs à la maison. Ce n’est pas tous les parents qui sont outillés pour aider leurs enfants.  On humanise l’apprentissage avec l’informatique ! Aussi paradoxale que cette phrase puisse paraître! Les élèves plus forts peuvent aider ceux qui sont plus faibles et l’enseignante peut aider chaque élève à aller à son rythme.
Enfin, une des forces de ce site est qu’elle permet aux enseignants de connaitre le temps qu’un élève a pris pour effectuer un module, quel exercice a-t-il revisionné, les blocages, etc. Il est très important d’avoir des données sur les styles d’apprentissage des élèves. Madame Durand mentionne à ce sujet : ‘ La collecte d’information se déroule tout au long des apprentissages, durant les activités régulières de la classe. L’enseignant veille à consigner des traces relatives au développement des compétences.
Ce site fut une très belle découverte, j’espère que vous l’apprécierez également !


Un petit 20 minutes bien investi ! 

Références :
DURANT,M-J et CHOUINARD,R. L’évaluation des apprentissages, de la planification de la démarche à la communication des résultats.  p.116.
Goupil, G. (2007). Les élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, Montréal : Gaëtan Morin Éditeur

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