‘ Bon, tant pis, je ferai mon billet de
cette semaine sur un autre sujet’.
Heureusement pour moi, je ne suis
pas très rapide sur un ordinateur. Il m’a fallu un peu de temps avant d’être en
mesure de fermer la fenêtre. J’ai eu suffisamment de temps pour réaliser la
valeur de cette vidéo. Bien franchement, il ne m’en a pas fallu plus pour me
dire WOW ! Je veux faire ça dans ma classe.
Cette idée de faire du tutorat
par internet est venu à l’esprit de Salman Khan, puisque ses petits cousins avaient
besoin d’aide dans leur cheminement scolaire. Il a donc mis en place de petites
capsules sur Youtube afin que ceux-ci soient en mesure d’avoir de l’aide à
distance. Une révélation choc : ses
cousins préféraient le voir sur You tube qu’en vrai ! Ils voulaient un
enseignant virtuel ! Ils leur étaient possibles d’avancer ou de reculer les vidéos
quand bon leur semble, sans avoir honte ou même peur du jugement des autres si
nous posons une question. La motivation
est un élément très important en adaptation scolaire. La plupart des élèves
n’en ont pas ou presque plus. Madame
Goupil mentionne sur le sujet :’ Les élèves qui ont vécu des échecs
scolaires sont moins motivés par les tâches scolaires. Les études indiquent que
les élèves ayant des comportements d’évitement, une moins bonne estime d’eux-mêmes
et des idées négatives sur leurs capacités.’ Cette façon d’enseigner pourrait améliorer la motivation de nombreux de ces élèves.
Toutefois, il y a un bémol : pour être en mesure de passer d’une notion à
une autre il faut avoir réussi 10 bonnes questions d’affilée. En soit, cela n’a
rien de négatif. Il est vrai que l’on doit absolument avoir compris les bases
d’un concept pour accéder au suivant. Mais que faisons-nous des élèves qui
réussissent toujours à n’avoir que 9 bonnes réponses de suite ? Sont-ils moins
compétents que l’élève qui en a réussi 10 ? J’estime qu’il est important de
prendre en considération cet aspect lorsque l’on enseigne à des élèves ayant
une faible estime de leur potentiel scolaire ou à des élèves ayant une difficulté.
Toutefois, un autre point a retenu mon attention. L’apprentissage
inversé. Les enfants peuvent désormais voir les notions à la maison et faire
les exercices en classe et ainsi demander de l’aide à leur enseignant si cela
est nécessaire. Chose qui n’est pas possible si les enfants sont laissés à
eux-mêmes lors de la période de devoirs à la maison. Ce n’est pas tous les
parents qui sont outillés pour aider leurs enfants. On humanise l’apprentissage avec
l’informatique ! Aussi paradoxale que cette phrase puisse paraître! Les élèves
plus forts peuvent aider ceux qui sont plus faibles et l’enseignante peut aider
chaque élève à aller à son rythme.
Enfin, une des forces de ce site
est qu’elle permet aux enseignants de connaitre le temps qu’un élève a pris pour
effectuer un module, quel exercice a-t-il revisionné, les blocages, etc. Il est
très important d’avoir des données sur les styles d’apprentissage des élèves.
Madame Durand mentionne à ce sujet : ‘ La collecte d’information se
déroule tout au long des apprentissages, durant les activités régulières de la
classe. L’enseignant veille à consigner des traces relatives au développement
des compétences.
Ce site fut une très belle
découverte, j’espère que vous l’apprécierez également !
Un petit 20 minutes bien investi !
Références :
DURANT,M-J et CHOUINARD,R.
L’évaluation des apprentissages, de la planification de la démarche à la
communication des résultats. p.116.
Goupil, G. (2007). Les élèves en difficulté
d’adaptation et d’apprentissage, Montréal : Gaëtan Morin Éditeur

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